Petite Histoire de Grésy sur Isère

Grésy a été occupé par l'homme depuis l'époque néolithique, le site étant bien exposé et à l'abri des crues de l'Isère. Un percuteur en grès datant de 2000 avant J.C. environ a été trouvé au cours de travaux, ainsi qu'une faucille de l'âge de bronze de 800 avant J.C. environ.

A l'époque Romaine, une voie traversait le village. Quatre inscriptions lapidaires révèlent l'importance du bourg romain. inscription_lapidaire.jpgLa plus intacte est celle de la fontaine près de l'ancienne église qui indique que le tribun Titus Marcius Taurinus avait fait ériger son tombeau au premier siècle. Une autre se trouve sur le mur de la chapelle Saint Roch à Fontaine. Précision : le nom de "Grésy" vient de Gratiacum - domaine de Gratius.

A Fontaine encore un trésor monétaire du IIIème Siècle a été trouvé en 1980. Il comprend des monnaies en argent et quelques objets (bagues et pendentifs) enfouis lors de l'invasion des Slamans en 259.chapelle_saint_roch.jpg

Au IXème au XIème siècle dans l'ancien royaume de Bourgogne les seigneurs de Grésy, par suite de mariages ou d'héritages portent les noms d'Albigny, de Savoie, de Miolans, de la chambre, de Tende et de Cize, mais du château situé au-dessus de l'ancienne église, il ne reste que la maison des gardes encore habitée.

La construction de la vieille église dédiée à Saint Pierre remonte à l'époque romane, à la fin du XIIème siècle. L'église actuelle, plus vaste, fut construite en 1842 ; elle a été consacrée le 9 Mai 1846 par Monseigneur A.Billiet. Au temps des diligences deux maisons dans la Grand'Rue étaient des relais de poste.

Jean-Pierre VEYRAT (1810-1844)

Né à Grésy-sur-Isère, dans la Combe de Savoie, le 1er Juillet 1810, Jean-Pierre VEYRAT fut l'un des meilleurs poètes savoyards.

Il suivit ses études au collège de Conflans, puis chez les Jésuites de Chambéry, et ensuite à l'Ecole de Médecine de cette même ville.

Malgré la brièveté de sa vie : 34 ans, son oeuvre poétique a été abondante. Sa "Coupe de l'exil" s'étend sur 250 pages, dont le XVIIIème chant, très émouvant, a été dédié à l'abbé Marjollet - son bienfaiteur. Son recueil de poèmes, intitulé "station poétique à l'Abbaye d'Hautecombe", de 250 pages également, connut un grand succès.

Il mourut à Chambéry le 9 Novembre 1844.

 

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